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Mannfred von Carstein, Mortarque de la Nuit

De Wiki Warhammer AOS | Archivum Céleste
(Redirigé depuis Mannfred von Carstein)


« Nos ennemis ne sont qu’un troupeau de moutons effrayés. Nous sommes les loups. Il est de notre droit de nous repaître d’eux à notre guise, car ne somme-nous pas les plus majestueuses créations du Roi Éternel !
Invoquez les légions. Tirez nos guerriers du sommeil du tombeau. Et que la chasse commence ! »
- Mannfred von Carstein [1]

Rusé et agressif, Mannfred von Carstein compte parmi les plus dangereux des vampires Ruinemânes. C’est un guerrier accompli, un excellent sorcier et un général talentueux. Cela fait très longtemps qu’il est au service de Nagash, cependant ses ambitions ne sont pas compatibles avec le fait d’être un simple vassal.

La réputation de Mannfred von Carstein, le Mortarque de la Nuit, est plus noire que l’abîme le plus obscur. Il s’est fait plus d’ennemis dans son existence qu’il y a de grains de sable dans le Désert d’Ossements. La plupart de ces adversaires ne sont plus que poussière désormais, car le chef de la dynastie von Carstein n’oublie ni ne pardonne jamais la moindre offense. Il se délecte de détruire aussi douloureusement que possible ceux qui le défient.[2]

Mannfred méprise son statut d’agent de la destruction à la solde de Nagash, et il essaie d’échapper à son joug chaque fois que son maître est distrait. Son sous-monde personnel de Carstinie ne fait qu’ajouter à son humiliation, car ce pâle reflet de sa gloire passée lui rappelle sans cesse qu’il ne doit son pouvoir qu’à son maître honni. Ce sentiment d’injustice rend le Mortarque d’autant plus dangereux. Il passe sa frustration sur les vivants et tire le plaisir qu’il peut en menant les guerres omnicides de Nagash tout en guettant la moindre occasion de se soustraire à ses liens et se retourner contre son maître.[2]

Bien que Mannfred prétende respecter les traditions de la noblesse Ruinemâne, il refuse de laisser de telles restrictions interférer avec la conduite de la guerre. Général impitoyable, il emploie toutes les tactiques à sa disposition, y compris les plus méprisables, pour saper la force et le moral de ses adversaires jusqu’à ce qu’ils s’effondrent. Ses vastes légions de Marchemorts et de squelettes encerclent leur proie grâce à la rapidité et à l’agressivité que leur insuffle la nécromancie de Mannfred. Un adversaire qui tente d’atteindre Mannfred comprend vite son erreur, car son épée Gheistvor frappe à la vitesse de l’éclair, tranchant les gorges et les membres avec une facilité déconcertante tandis que ceux qui essaient d’échapper à ses coups succombent à son destrier des abysses Ashigaroth.[2]

Survolant le champ de bataille sur Ashigaroth, Mannfred observe avec orgueil la progression de son armée. Son visage blafard arbore un sourire triomphant tandis que ses yeux rouges sondent les lignes ennemies à la recherche d’une faiblesse. Quand il repère une proie facile, il fait plonger sa monture. Les flèches et les sortilèges rebondissent sans effet sur les plaques baroques de l’Armure de Templehof, alors que ses propres incantations déchirent jusqu’aux âmes de ses ennemis. Lorsqu’il percute les lignes adverses, le massacre qu’il commet est ignoble. Les guerriers tombent comme les blés sous la faux du paysan comme il abat son vouge cruel et Gheistvor, l’Épée de Pouvoir Impie. Il capture l’essence spirituelle de ses victimes, puis la canalise dans ses sortilèges. Ceux qui tombent sont ainsi promptement ressuscités et ajoutés aux rangs de ses morts-vivants, tandis qu’il éclate d’un rire maléfique en voyant ces cadavres frais se retourner contre leurs anciens camarades.[1]

Mannfred n’est pas le premier von Carstein à avoir hanté le Monde-qui-Fut, cependant il est le plus célèbre. Ses machinations sont en partie responsables de la résurrection de Nagash, et sa haine des vivants a joué un rôle majeur dans la destruction de ce monde. On aurait pu penser que Nagash allait condamner Mannfred à une éternité de tourments pour le punir, toutefois le Grand Nécromancien prend soin de ne pas se débarrasser d’atouts qui peuvent lui servir. C’est ainsi que Mannfred fut ramené à la vie pour adopter le rôle de Mortarque de la Nuit, à la tête d’une vaste légion de morts-vivants. Bien qu’il déteste cette servitude, Mannfred sait, en dépit de son orgueil démesuré, qu’il n’est pas de taille à vaincre Nagash. Pour l’heure, il s’acquitte de son rôle, mais complote dans l’ombre pour se libérer du joug du Grand Nécromancien. Nagash est pleinement conscient de la nature traitresse de son Mortarque, mais il s’en accommode pour l’instant. De plus, les machinations constantes du vampire restent des armes souvent utiles contre les ennemis du Seigneur Suprême des Morts-vivants.[1]

En dehors des dieux, seuls Arkhan le Noir et peut-être Vokmortian sont des nécromanciens plus doués que Mannfred, et le vampire n’a de cesse de tenter de les dépasser dans ce domaine. Par la simple force de sa volonté, Mannfred peut animer des dizaines de cadavres et les envoyer contre ses ennemis. Il peut modeler un cyclone de lames spectrales pour assaillir ses ennemis, ou invoquer une tempête d’esprits malfaisants qui emplissent l’air de leurs hurlements. Toutefois, l’arme la plus redoutable de Mannfred reste son intelligence. À la bataille de la Fagne de l’Âme Pourrie, lors de la Guerre de l’Ongle, pendant l’Invasion d’Invidia, et en mille autres occasions, le Mortarque de la Nuit a montré qu’il était capable de tout pour remporter la victoire, y compris les actes les plus déshonorants. Cela a toujours été à son avantage, et même si beaucoup de vampires méprisent secrètement Mannfred von Carstein, nul ne peut nier son talent dans le jeu des pouvoirs, et envisager avec effroi que peut-être, un jour, il atteindra les sommets qu’il convoite depuis si longtemps, au détriment de tous.[1]


« Honneur. Dignité. Noblesse. Un trop grand nombre de mes congénères se raccrochent à ces misérables idéaux, comme s’ils en valaient la peine. Seul importe le pouvoir, celui qui le détient et ses objectifs. Tout le reste n’est qu’illusion. Moi, Mannfred von Carstein, je comprends cela. C’est grâce à cela que je me suis élevé au-dessus de ma lignée pour devenir Mortarque de la Nuit. C’est ainsi que j’ai éclipsé les maigres triomphes de Nulahmia et que j’ai prouvé que Neferata n’était qu’une impostrice, l’héritière d’une lignée qui l’aveugle et la rend prévisible.

Les dieux et leurs champions ont tenté de me détruire, mais à chaque fois, je suis revenu, plus fort et plus sage. Nul n’a pu m’arrêter, alors même que je n’ai jamais reculé devant l’adversité, car j’aime que mes ennemis finissent par implorer une pitié que je ne leur accorderai jamais. Pour l’heure, je feins la loyauté. Le Roi Immortel m’ordonne, c’est pourquoi je tue les vivants en son nom, et je me contente pour l’instant de la terreur que je répands et du sang versé. Cependant, cette servitude n’est que temporaire. Je connais bien la nécessité de faire des sacrifices, et je suis prêt à consentir à celui-ci en échange d’un triomphe à venir.

Un jour, Nagash se prosternera devant moi. Tout ce qu’il se sera échiné à créer sera mien, jusqu’à la moindre parcelle de son empire difforme. Lorsque ce jour viendra, je tournerai toute la puissance de Shyish contre les dieux, et je ne serai plus jamais le serviteur de quiconque. Mon destin n’est pas de rester dans l’obscurité au profit d’un autre. Mon destin est de vaincre, quel qu’en soit le prix. »
– Mannfred von Carstein, Seigneur des Terreurs Nocturnes [3]


« Terrifiants sont les destriers des abysses, coursiers morts-vivants que Nagash offrit à certains Mortarques en gage de sa faveur. Nagadron l’Adévore ; Ashigaroth, le Dévoreur des Débonnaires ; Razarak, le Fléau des Traîtres… Ces noms doivent être prononcés avec le respect qui convient, pour ne pas attirer l’attention de ces bêtes avides. Car ce ne sont pas des automates nécrosculptés, mais des dévoreurs d’âmes qui hantaient jadis les sous-mondes pour se repaître de ceux qu’ils jugeaient faibles et corrompus. Désormais, les proies qu’ils chassent sont celles que leur désignent ceux qui les chevauchent. » [2]

Interwiki modifier

Mannfred von CarsteinWarhammer Universalis
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Sources modifier

  • Tome de Bataille de la Mort : Soulblight Gravelords (4e édition)
  • Tome de Bataille de la Mort : Soulblight Gravelords (3e édition)

  1. 1,0 1,1 1,2 et 1,3 Tome de Bataille de la Mort : Soulblight Gravelords (3e édition) - Mannfred von Carstein
  2. 2,0 2,1 2,2 et 2,3 Tome de Bataille de la Mort : Soulblight Gravelords (4e édition) - Forces des Seigneurs Ruinemânes - Mannfred von Carstein
  3. Tome de Bataille de la Mort : Soulblight Gravelords (4e édition) - La Puissance des Motarques - Mannfred von Carstein
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