Brouillon:Histoire des Forgeruines de Hashut
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Sinistres Origines modifier
Au cours de l'Âge du Chaos, les duardins de l'Empire Khazalide se terrèrent dans leurs karaks. Un par un, les murs de boucliers s'effondrèrent et les mines furent envahies par les démons. L'obstination avait de tout temps été une vertu des duardins, mais elle était ternie par un orgueil mal placé. Pendant que certains clans fuyaient en Azyr ou se réfugiaient dans les cieux, d'autres refusèrent d'abandonner leurs richesses et à l'aide d'antiques runes, ils scellèrent leurs portes, piégeant les démons dans les entrailles des karaks tandis qu'eux-mêmes demeuraient dans les niveaux supérieurs.[1]
Les trésors furent sauvés, mais il n'en fut pas de même pour les routes et les fermes en surface dont ils dépendaient. Malgré leur stoïcisme légendaire, la faim les étreignit. Ils pensaient peut-être que leur résistance leur vaudrait la faveur de leurs dieux ancestraux. Aucun ne vint. Pendant ce temps, les démons creusaient la roche et murmuraient dans leur langue hideuse. Taisant leurs doutes pour ne pas passer pour des faibles, les duardins succombèrent à l'amertume et au désespoir.[1]
Aucune archive ne donne l'identité du premier à avoir tenté d'exploiter le pouvoir des démons emprisonnés, mais l'idée fit peu à peu son chemin. Les entités furent broyées par des chutes de pierre runique et transformées en protoplasme ésotérique, qui fut extrait au moyen de siphons nullificateurs. Le monde s'écroulait, mais les duardins refusaient d'abandonner.[1]
Ce fut alors qu'une voix semblable à un torrent de magma leur offrit une porte de sortie.[1]
Damnation modifier
Avec l'aide d'acolytes qui se terraient jusqu'alors dans les karaks, Hashut s'adressa aux clans. Il se présenta comme une déité primordiale que les dieux ancestraux leur avaient cachée. Il avait dérobé le feu aux Dieux Sombres et était disposé à apprendre à ses enfants à s'approprier la force de leurs adversaires. La sorcellerie, qui n'avait jamais été strictement interdite mais délaissée au profit des runes, plus stables, était la clef.[1]
En retour, Hashut exigeait un tribut de souffrance, d'adoration et de royaumes refaits à son image. Certains, reconnaissant le premier-né des dieux, l'écoutèrent. D'autres refusèrent, crachant leur mépris à la voix qui venait de leurs âtres. Mais leur lassitude était grande, leurs ennemis innombrables et les murmures incessants. Ils finirent par se convaincre qu'aucun art n'était hors de leur portée. Des pactes furent scellés dans les ténèbres.[1]
Les duardins sont bien équipés pour utiliser les démons afin d'alimenter leurs créations. Outre leur résistance naturelle à la magie, ils ont assez d'endurance pour passer des jours entiers à graver des textes fastidieux et réciter les incantations d'entrave, là où un humain ou un aelfe flancherait et serait violemment dominé. Néanmoins, le perfectionnisme que cela exigeait devint l'obsession du contrôle à tout prix, et chaque succès nourrissait chez les duardins la croyance en leur suprématie et en la faiblesse de tous les autres peuples.[1]
Les connaissances que leur dévoilait Hashut les faisaient progresser à pas de géant. Quand ils eurent épuisé l'énergie des démons emprisonnés dans leurs salles, qui devinrent les premières ziggourats, les duardins osèrent en invoquer davantage, qu'ils emprisonnèrent dans des cages de fer noir. S'ils essayèrent de lier à leur service les plus grandes entités des Puissances de la Ruine, les duardins s'en prenaient pour l'essentiel à des démons non alignés, qu'il était plus simple de réduire en poudre à canon ou de faire bouillir pour en tirer l'énergie brute. Bientôt, chaque arme, jusqu'à la moindre lance, était dotée d'une grille bulbeuse où brûlaient les essences chaotiques. Les duardins parlaient de pragmatisme pour justifier leur cruauté, et de la nécessité de survie pour leur soif de pouvoir. Quand leurs mâchoires se garnirent de défenses et qu'une malédiction commença à pétrifier ceux qui maniaient la magie de Hashut, il était trop tard.[1]
Mais pour les Zharrdrons, une crise menaçait. Les forges démoniaques avaient besoin de souffrance autant que de combustible. La guerre contre les derniers clans qui résistaient au Chaos leur en avait fourni, mais tous étaient vaincus. Les regards se tournèrent vers l'horizon, car les duardins voyaient les royaumes et leurs habitants comme des outils pour leurs ambitions.[1]
Ainsi, les Forgeruines de Hashut préparèrent la mobilisation…[1]
Naissance du Mal modifier
Même à l'apogée de l'Âge du Chaos — ou l'Âge des Révélations, comme les duardins l'appellent, car leur dieu leur fit connaître l'illumination à cette époque — les serviteurs de Hashut restaient isolés. Les terres qui les entouraient étaient en effet opulentes, et ils les exploitèrent dans leur totalité.[2]
Avec une impitoyable précision, les Zharrdrons trouvèrent les sites de puissance à proximité de leurs domaines et les saignèrent à blanc, sans se soucier le moins du monde des destructions qu'ils causaient. Tout ce qu'ils prenaient était destiné à leurs fonderies et à leurs creusets, où ils forgeaient de nouveaux mécanismes de massacre. Ils se constituèrent un véritable arsenal, sans pour autant paraître pressés d'entamer leurs conquêtes, préférant attendre que leurs ennemis se soient entretués pour lancer leur vague de dévastation totale.[2]
Des ziggourats s'élevèrent dans tous les royaumes sauf Azyr. Mus par le désir constant de s'emparer de nouvelles ressources, leurs osts d'exploration affrontèrent toutes sortes d'ennemis, et les récits parlant de duardins maléfiques commencèrent à se répandre. Mais l'ampleur de la malfaisance des Hashutites était masquée par la fumée et leur expansion régulière. Rares étaient ceux qui osaient envahir les désolations qui s'étendaient depuis des chaînes de montagnes déjà inhospitalières. Les feux démoniaques qu'exhalait leur sinistre industrie réduisaient les spectres en cendres, et les âmes des Hashutites étaient de toute façon vouées à la fournaise de leur dieu. Les orruks se lassaient de se heurter sans succès aux murailles des ziggourats, quand ils parvenaient jusqu'à elles.[2]
Seuls leurs cousins duardins comprenaient le danger que constituaient les Hashutites. Mais leur goût du secret leur interdisait de divulguer cette honte ancestrale à des alliés qui auraient pu les aider. Entre eux, les duardins racontaient de vieilles sagas et alimentaient leurs rancunes, affrontant les briseurs de serment chaque fois que c'était possible. Mais ils étaient trop bornés pour s'unifier, trop occupés par d'autres ennemis pour rivaliser avec la force concentrée des Zharrdrons, et ne purent donc pas ralentir leur expansion.[2]
Les relations entre les forces du Chaos et les Hashutites étaient au mieux tendues. Beaucoup étaient furieux que les duardins utilisent les démons comme source d'énergie, et les duardins les considéraient comme, au mieux, des outils commodes, et au pire comme des pions de la ruine, en ignorant sciemment l'ironie de cette opinion. Mais certains disciples du Chaos finirent par traiter avec les enfants de Hashut pour se procurer des armes et des armures. Les Hashutites étaient en effet disposés à échanger les produits les moins précieux de leurs forges avec quiconque en payait le prix en âmes et en trésors occultes. Les légions de l'Élu Éternel devinrent leurs clients privilégiés. La plupart de leurs armes et armures étaient produites par les Zharrdrons, car Archaon manipulait lui aussi les démons comme des outils sans succomber à leur influence, ce qui ne pouvait que plaire aux duardins.[2]
Par contraste, les Skavens ne suscitaient que leur dédain. Si corrompue que fût la psyché des Zharrdrons, l'obsession intrinsèque des hommes-rats les dérangeait. Leur usage de l'instable malepierre était la preuve flagrante de leur folie, car si les duardins avaient conduit avec entrain toutes sortes d'expériences avec les pierres de royaume, chaque tentative de manipuler la malepierre s'était soldée par un désastre. Hashut se tenait à l'écart du Jeu Divin, et ses disciples avaient le bon sens de ne pas courroucer les Dieux Sombres en capturant leurs légions ou en favorisant une faction plutôt qu'une autre. Néanmoins, leur mépris pour le Rat Cornu, qui dévastait tout sans le moindre savoir-faire, n'était pas un secret. Il est ironique de savoir qu'à bien des égards, ce sont les Skavens qui forcèrent la main des duardins…[2]
Le Marteau Noir s'Abat modifier
Les signes avant-coureurs de l'Heure du Déclin n'échappèrent pas aux duardins. Les sorciers virent de funestes présages dans le sang. Les machines d'extraction connurent des avaries avec une intolérable régularité à cause de quelque poison occulte qui infectait les lignes de force telluriques qu'elles exploitaient. Le martèlement continu de l'enclume de Hashut, toujours présent dans les tréfonds de l'esprit de ses sujets, semblait cesser brièvement, comme si, dans son antre caverneux, l'obscure déité avait senti que quelque chose n'allait pas et tendait l'oreille.[3]
L'ampleur de la Maleruine stupéfia les Zharrdrons. Les Skavens déchiquetèrent le cosmos et, dans le Vaste Aride, transformèrent un tiers de la terre en l'abominable Rogne. Les ziggourats d'Aqshy et de Chamon furent les plus durement touchées, mais même celles des fosses de cristal de Hysh et des landes ténébreuses d'Ulgu furent affectées. Mais leur paranoïa avait préparé les duardins. Ils avaient renforcé leurs murs avec la substance même de la haine et de la douleur. Les ziggourats avaient construit des machines pour absorber l'énergie libérée par les Skavens. Si certaines de ces machines connurent des surtensions dévastatrices, d'autres purent drainer la magie de la ruine et ainsi survivre à la déflagration.[3]
En Chamon, les Muspelzharriens libérèrent des torrents de rejets alchimiques pour liquéfier les nuées d'hommes-rats. La Forge Anathème d'Aqshy produisait sans relâche des canons pour bombarder les Skavens, mais les duardins creusèrent aussi des passages à travers les montagnes pour diriger les hordes sur leurs ennemis. La magie noire qu'absorbèrent les machines fut redirigée pour anéantir les trous de vermines, quand elles ne la libéraient pas sous forme de décharges de destruction pure.[3]
Les Zharrdrons auraient poursuivi ce conflit sans l'intervention d'émissaires de la Varangarde. Conscients qu'il était imprudent d'avoir l'air de commander aux duardins, les Chevaliers de la Ruine expliquèrent aux conseils des différentes ziggourats que les Skavens se conformaient aux plans de l'Élu Éternel. En répandant la corruption qui minait le cosmos, ils remplissaient leur rôle. Et les duardins pouvaient en tirer profit s'ils cessaient de gêner les hommes-rats pour s'en prendre à leurs véritables ennemis.[3]
Intentions Impies modifier
L'horloge de conquête des Zharrdrons, autrefois réglée sur l'aiguille des siècles, fut avancée de force. Ils devaient agir, sans quoi les royaumes tomberaient aux mains des autres. Le Père-taureau n'accepterait pas un tel échec.[3]
Ce n'était pas le seul facteur. Le retour de Grungni après des siècles d'exil imposé suscita une telle indignation que les feux au sommet des Temples de Hashut luisirent tels des fanaux infernaux. Beaucoup choisirent d'attendre qu'il abatte ses cartes, pour mieux anéantir son œuvre.[3]
Néanmoins, une force portait d'ores et déjà les marques malhabiles de l'œuvre du Faiseur : les Éternels de l'Orage. Dès leur apparition, les Zharrdrons avaient considéré les élus de Sigmar avec une curiosité teintée de mépris. Les humains, investis d'un pouvoir divin ou non, étaient des insectes pour eux, mais leurs âmes portaient en elles l'étincelle de Grungni. Beaucoup de Forgedémons étaient prêts à offrir des armes d'une facture supérieure en échange d'esprits d'Éternels. Les osts célestes savaient que quelque sinistre force se terrait dans les montagnes, mais des menaces autrement plus pressantes requéraient toute leur attention.[3]
Il en fut ainsi jusqu'aux événements de la Fabrique Odro-Siz, un avant-poste à la limite de la zone d'influence de la Forge Anathème, voué à l'exploitation d'un filon de braisepierre souillé par le sang de démon. La corruption était si intense qu'elle brûlait la chair de quiconque n'avait pas la bénédiction de Hashut. C'était sans compter les chambres de la Perdition, des Éternels de l'Orage dont les âmes émoussées pouvaient résister à la sorcellerie la plus vile. Une de ces impitoyables chambres avait traqué des Skavens en fuite jusqu'à la Chaîne Adamantine en faisant fi de la magie noire qui y régnait. Leur route les mena directement sur les duardins.[4]
S'attendant à rencontrer des Technomages ou d'immondes rois pillards de l'Aridie voisine, les Éternels eurent la surprise d'être accueillis par des salves de tromblons, de flammes infernales et de phalanges de guerriers dont l'ardeur au combat rivalisait avec la leur. Pour leur part, les duardins virent que contrairement à leurs attentes, ces humains ne ployaient pas mais au contraire tenaient bon et rendaient coup pour coup. Ils semblaient même gagner du terrain, lentement mais sûrement, et approchaient des portes de la fabrique.[4]
Gorgrun, contremaître de la Fabrique Odro-Siz, refusait la défaite, fût-ce une défaite à la loyale. Il envoya des estafettes hobgrots jusqu'à la tour de la sorcière Varbula. Au soir du second jour de la bataille, la Forgedémon arriva à la tête d'une force de Machines Dominotaures et de Centaures-taureaux écumants. La Chambre de la Perdition n'eut d'autre choix que de battre en retraite, ce qui n'était qu'une maigre consolation pour Gorgrun. Contraint de céder le contrôle de la fabrique à Varbula, son Salaire de Labeur l'envoya pour des siècles dans les profondeurs de la mine.[4]
Il ne restait pas la moindre trace de foudre sur le champ de bataille. Mais l'incursion plongea les Zharrdrons dans la fureur. On leur avait trop souvent manqué de respect. Si on les avait laissés faire, la victoire aurait été brutale mais rapide. Pourtant, leurs rivaux ne semblaient pas vouloir d'une telle miséricorde. Ils voulaient s'immiscer dans leurs affaires, et méritaient donc un châtiment plus durable. Il en serait donc ainsi.[4]
Il était temps que les gongs sonnent l'heure de la conquête. Les bosquets sacrés brûleraient, les masures des humains seraient réduites en ruines et les hommes-rats seraient mis en fuite, quoi qu'en dise Archaon. Mais les plus grands tourments étaient réservés aux duardins qui refusaient la tyrannie de Hashut. Dans la Chaîne Adamantine se trouvaient maintes forteresses, dont une portait le nom d'un des Faux Ancêtres honnis : le Foyer de Grimnir. Les Zharrdrons voulaient la détruire depuis longtemps. Il n'y avait pas de meilleur site pour dévoiler au grand jour leurs intentions…[4]
Les Tablettes Finales de Morgrabal modifier
À l'époque des mythes, avant l'ère des révélations, les divins ancêtres de notre race se réunirent dans les montagnes de Chamon. Là, ils observèrent les clans duardins et convinrent que chacun s'établirait dans un royaume différent, pour mieux superviser leur peuple et sauvegarder leur destinée.
Le premier de cette divine lignée était Hashut. De lui, nous héritâmes des principes de gouvernance et de prospérité. Dans sa noblesse, il offrit de supporter les fardeaux d'Aqshy et Chamon. Par le feu, l'acier et la justice, il forgerait un empire cosmique.
Mais ses frères et sœurs ne l'entendaient pas ainsi. Valaya, sœur cadette et gardienne de l'âtre, se méfiait de ses ambitions. Grimnir le simple d'esprit refusa, évoquant des prétentions infondées en Aqshy. Grungni se montra rusé. Feignant l'humilité, il les éblouit en leur exposant ses plans frivoles pour le Royaume Doré et, jaloux, railla les idées de Hashut. Nul ne défendit l'aîné, et leurs paroles mielleuses l'incitèrent à s'installer dans l'humble Ghur, car lui seul, disaient-ils, pouvait en dompter le cœur bestial.
En tant qu'aîné, Hashut était en droit d'ignorer ces paroles, entre autres pour leur manque de sincérité. Néanmoins, ce n'étaient pas ses sujets, mais sa famille. Malgré sa colère, il eut l'humilité et la sagesse de céder. Dans les montagnes de Korrok, avec ses serviteurs, il érigea la citadelle d'Ur-Zorn. Il brisa les dieux-taureaux, et en vint à respecter leur ténacité. À travers tous les royaumes, les duardins trinquaient en l'honneur de Hashut, qui modelait la glaise obstinée sans se plaindre.
Voyant d'un œil jaloux les œuvres et les merveilles que leur aîné avait façonnées dans ces contrées frustes, Grungni, Grimnir et Valaya vinrent à Ur-Zorn pour répandre des accusations d'utilisation d'artéfacts proscrits mus par les esprits des bêtes. Il avait simplement fait ce qui lui avait été demandé : il avait domestiqué Ghur. Ce ne fut que par amour pour Valaya, qui ne se souciait que de la préservation de l'âme de leur peuple, que le premier-né fit le serment qu'aucune œuvre de la sorte ne fût jamais créée et ne serait jamais créée sous sa férule.
La question aurait pu être réglée alors si Grungni n'avait pas raillé les œuvres de son frère face aux merveilles mécaniques qu'il avait créées en Chamon.
Les paroles de barbe-blanche attisèrent les jalousies, et les frères et sœur de Hashut l'insultèrent ouvertement. Ils jugèrent son travail sans tenir compte des défis qu'eux n'avaient jamais eu à affronter. Ce fut la Thagduegi, la Grande Trahison. La rage raffermit la détermination de Hashut. Si ses frères ne respectaient pas leur aîné, alors son serment était caduc. Jamais plus il ne prêterait l'oreille à sa mesquine famille, ni à quiconque.
Hashut explora le Royaume du Chaos et y apprit à entraver les démons. Il se mit en quête de la Forge des Âmes, capable de refaçonner l'essence même de la création. Là, il s'empara d'une force impossible. Là, il transcenda sa divinité.
Tandis que les fidèles de Hashut fabriquaient de grandioses machines, il préparait ses plans. Il entreprit d'abord de se venger des siens. Pour Grungni et Grimnir, il imagina des présents qui exacerberaient leur folie latente et causeraient leur ruine. Aveuglé par la fureur, Grimnir abattit des montagnes et des continents entiers de sa hache. De son côté, Grungni creusa des cratères béants dans Chamon. Trafiquant de mensonges lui-même, il finit par déceler la tromperie. Se raccrochant à sa raison vacillante, il forgea des chaînes pour s'attacher avec son frère au sommet de la montagne où ils avaient tenu conseil si longtemps auparavant, et demeureraient là jusqu'à ce que leur rage s'étiole. Mais leur salut arriva, par un caprice des astres.
Les autres Faux Ancêtres marchèrent avec leurs ouailles abusées sur Ur-Zorn. Délivrée de toute volonté d'apaisement, Valaya voulut s'entretenir avec Hashut, dont le pouvoir avait été multiplié par mille. Les paroles qu'échangèrent le frère et la sœur étaient froides et dures comme la pierre. Les combats embrasèrent la terre et le ciel. Hashut semblait invincible, et il infligea de terribles blessures à ses frères. Ce ne fut que lorsque Valaya abattit sa dernière carte, un acte si indicible que nul n'en parla plus jamais, que l'enveloppe physique de Hashut fut détruite. Puis elle disparut à son tour.
Les merveilles d'Ur-Zorn furent profanées, ses maîtres périrent ou se cachèrent parmi la plèbe. Dans leur crainte, les Faux Ancêtres voulurent effacer le souvenir de leur aîné. Le nom de Hashut fut interdit, puis oublié. Ses temples furent scellés. Mais, loin sous les montagnes, ils demeuraient.
Un jour, ils s'ouvriraient de nouveau.
Sources modifier
- ↑ 1,00 1,01 1,02 1,03 1,04 1,05 1,06 1,07 1,08 et 1,09 Tome de Bataille du Chaos : Forgeruines de Hashut (4e édition) - SINISTRES ORIGINES
- ↑ 2,0 2,1 2,2 2,3 2,4 et 2,5 Tome de Bataille du Chaos : Forgeruines de Hashut (4e édition) - NAISSANCE DU MAL
- ↑ 3,0 3,1 3,2 3,3 3,4 3,5 et 3,6 Tome de Bataille du Chaos : Forgeruines de Hashut (4e édition) - LE MARTEAU NOIR S'ABAT
- ↑ 4,0 4,1 4,2 4,3 et 4,4 Tome de Bataille du Chaos : Forgeruines de Hashut (4e édition) - LA CHUTE DU FOYER